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On réessaye ?
Dans L’Ascension du Haut Mal, David B. revient sur son enfance marquée par l’épilepsie de son frère Jean-Christophe. Lorsque les premières crises apparaissent, toute la famille se mobilise pour trouver un traitement.
On réessaye ?
L’Ascension du Haut Mal : grandir dans l’ombre de la maladie et trouver refuge dans le dessin
Dans L’Ascension du Haut Mal, David B. revient sur son enfance marquée par l’épilepsie de son frère Jean-Christophe. Lorsque les premières crises apparaissent, toute la famille se mobilise pour trouver un traitement. Mais la maladie résiste aux médicaments et s’installe progressivement au centre de leur quotidien, imposant son rythme, ses peurs et ses renoncements.
Les parents explorent alors de nombreuses pistes pour tenter de guérir leur fils. Médecins, spécialistes, guérisseurs, régimes alimentaires et communautés alternatives se succèdent, chaque nouvelle méthode faisant renaître l’espoir avant de conduire à une nouvelle déception. À travers ce parcours, le récit montre la détresse d’une famille prête à tout face à une maladie qu’elle ne parvient ni à contrôler ni à comprendre.
David grandit dans l’ombre de son frère et observe la manière dont l’épilepsie transforme chacun. Jean-Christophe devient peu à peu prisonnier de ses crises, tandis que ses parents consacrent une grande partie de leur énergie à sa guérison. L’auteur raconte sans idéalisation la tendresse, la jalousie, la colère et la culpabilité qui traversent la fratrie.
Pour faire face à cette réalité, le jeune David se réfugie dans le dessin. Son imaginaire se peuple de batailles, de créatures menaçantes et de figures historiques qui donnent une forme aux peurs entourant la maladie. Le « Haut Mal », ancien nom donné à l’épilepsie, devient ainsi un monstre invisible contre lequel toute la famille tente de lutter.
Le noir et blanc dense de David B. mêle souvenirs, rêves et symboles dans une narration visuelle immédiatement reconnaissable. Les corps se transforment, les ombres envahissent les pages et les crises prennent l’apparence de forces fantastiques, traduisant avec intensité le regard de l’enfant.
Œuvre majeure du roman graphique autobiographique, L’Ascension du Haut Mal aborde l’épilepsie, les liens familiaux et la naissance d’une vocation artistique. David B. signe un récit profondément personnel sur la difficulté de vivre auprès d’un proche malade et sur le pouvoir de l’imaginaire pour résister à la peur.