Série Blast

Blast suit Polza Mancini, homme massif détenu par la police qui raconte comment il a quitté sa vie pour poursuivre le « blast », instant d'extase où le monde semble soudain parfaitement juste. Manu Larcenet construit en quatre tomes un récit noir sur liberté, dépendance, violence et vérité.

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Polza Mancini, 38 ans et plus de 150 kilos, est arrêté sans que l’on sache encore exactement ce qui l’a conduit au commissariat. Dans Blast - Tome 1 - Grasse Carcasse, il impose aux policiers son propre rythme et remonte jusqu’au moment où il a quitté sa vie d’avant pour partir seul sur les routes.

Manu Larcenet transforme cet interrogatoire en vaste récit intérieur, sombre mais jamais uniforme. Les souvenirs de Polza traversent les bois, l’alcool, la solitude et ces instants d’extase qu’il appelle les « blasts », seuls moments où la couleur surgit et où son corps cesse, pour quelques secondes, de lui peser.

Pourquoi vous allez aimer ?
  • Polza impose immédiatement sa voix et son rythme.
  • Les blasts colorent brièvement une existence presque monochrome.
  • Le noir et blanc donne du poids au silence.
dès ans
à joueurs
24,50 €
     Suggestion

    Polza Mancini poursuit son récit depuis la garde à vue, mais son errance prend une nouvelle tournure lorsqu’il croise Jacky, marginal comme lui, imprévisible et magnétique. Dans Blast - Tome 2 - L'Apocalypse selon Saint Jacky, les deux hommes partagent un temps la route, l’alcool, la drogue et une forme de fraternité aussi fragile que dangereuse.

    Manu Larcenet approfondit la plongée dans les marges sans perdre le fil policier : les enquêteurs commencent à mieux comprendre Polza, mais aussi à percevoir ce qu’il contourne. Le noir et blanc se fait encore plus charbonneux, presque tactile, tandis que certaines scènes de musique et de blast font surgir une énergie brusque au milieu de la crasse.

    Pourquoi vous allez aimer ?
    • Jacky donne à l’errance un compagnon imprévisible.
    • Le commissariat gagne en tension et en urgence.
    • Larcenet rend la crasse presque physiquement sensible.
    dès ans
    à joueurs
    24,50 €
       Suggestion

      Polza Mancini poursuit son récit, mais ses souvenirs l’entraînent désormais vers des zones où la réalité se fissure davantage. Dans Blast - Tome 3 - La Tête la première, son errance croise les séjours en hôpital psychiatrique, les cauchemars et une peur de plus en plus difficile à distinguer de ce qui s’est réellement produit.

      Manu Larcenet durcit encore son univers sans perdre la poésie étrange des paysages et des instants de blast. Le commissariat demeure le cadre de cette confession, mais la parole de Polza devient plus inquiétante à mesure que les policiers approchent des faits qui les intéressent vraiment.

      Pourquoi vous allez aimer ?
      • Les séjours psychiatriques fissurent encore davantage Polza.
      • Le réel devient aussi inquiétant que ses cauchemars.
      • Larcenet durcit son dessin sans perdre sa poésie.
      dès ans
      à joueurs
      24,50 €
         Suggestion

        Polza Mancini arrive au bout de son récit, et les policiers disposent désormais d’assez d’éléments pour ne plus se contenter de l’écouter. Dans Blast - Tome 4 - Pourvu que les Bouddhistes se trompent, les versions se confrontent enfin, obligeant chacun à regarder autrement les souvenirs, les silences et les zones d’ombre accumulés depuis le premier tome.

        Manu Larcenet pousse sa mise en scène jusqu’au bout en variant encore les formes : noir et blanc charbonneux, éclats de couleur, strips et collages viennent troubler la continuité du récit. La conclusion ne cherche pas à adoucir Polza ; elle recompose plutôt son parcours et donne un poids nouveau à ce que l’on croyait avoir compris.

        Pourquoi vous allez aimer ?
        • Le récit affronte enfin ses dernières contradictions.
        • Larcenet varie encore davantage ses dispositifs graphiques.
        • La conclusion reconfigure tout le parcours de Polza.
        dès ans
        à joueurs
        24,50 €
           Suggestion

          Le récit de Polza Mancini continue de se refermer sur lui-même tandis que les policiers cherchent enfin à comprendre ce qu’il cache derrière ses souvenirs et ses détours. Dans Blast - Intégrale Tome 2, qui réunit les tomes 3 et 4, les rencontres, les rechutes et les contradictions prennent une place de plus en plus lourde.

          Manu Larcenet pousse son dispositif jusqu’à ses limites : Polza parle, les enquêteurs recoupent, et la frontière entre confession, justification et manipulation devient toujours plus instable. Le dessin gagne encore en densité, avec des visages creusés, des noirs massifs et des paysages capables de devenir soudain d’une beauté presque irréelle.

          Pourquoi vous allez aimer ?
          • Le récit de Polza se resserre dangereusement.
          • Les souvenirs deviennent plus sombres, plus instables.
          • Larcenet mène son noir et blanc jusqu’au vertige.
          dès ans
          à joueurs
          45,00 €
             Suggestion

            Polza Mancini, colosse de plus de 150 kilos, est interrogé par deux policiers qui veulent comprendre ce qui est arrivé à Carole Oudinot. Dans Blast - Intégrale complète, il remonte le fil de son errance, depuis le jour où il a quitté sa vie d’avant jusqu’à ces instants de rupture absolue qu’il appelle les « blasts ».

            Manu Larcenet construit un récit de garde à vue qui s’ouvre constamment sur les bois, les routes, les marginaux et les souvenirs de Polza. Son noir et blanc rugueux devient tour à tour boue, nuit, visage ou paysage mental, tandis que quelques irruptions de couleur signalent ces moments d’extase où le personnage croit enfin échapper à son propre poids.

            Pourquoi vous allez aimer ?
            • Polza raconte sa chute depuis une garde à vue.
            • Les blasts donnent une beauté fulgurante au chaos.
            • Le noir et blanc épouse une psychologie dévastée.
            dès ans
            à joueurs
            49,00 €
            • RUPTURE DE STOCK
             Suggestion

            Polza Mancini est en garde à vue et deux policiers veulent comprendre ce qui l’a conduit jusqu’à Carole Oudinot. Dans Blast - Intégrale Tome 1, qui réunit les deux premiers albums, il commence à raconter sa rupture avec sa vie d’avant, son errance et ces instants de sidération qu’il appelle les « blasts ».

            Manu Larcenet installe d’emblée un récit où le témoignage de Polza reste aussi fascinant qu’incertain. Le noir et blanc, lourd et charbonneux, épouse les bois, les visages et les nuits d’alcool, tandis que les séquences de blast introduisent de brusques éclats de couleur qui donnent à son obsession une forme presque mystique.

            Pourquoi vous allez aimer ?
            • Polza construit un récit aussi trouble que fascinant.
            • Les blasts surgissent comme des éclairs de grâce.
            • Larcenet impose un noir et blanc viscéral.
            dès ans
            à joueurs
            45,00 €
            • RUPTURE DE STOCK
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            En savoir plus sur la série Blast

            Au début de Blast, Polza Mancini est interrogé par deux policiers à propos d'un événement grave impliquant une femme. Plutôt que de répondre directement, il impose son propre récit : la mort de son père, l'abandon de son ancienne vie et sa marche vers une existence de plus en plus marginale.

            Le « blast » désigne pour Polza un moment d'illumination intense, parfois associé à l'apparition mentale de statues monumentales et à une sensation de beauté absolue. Cette expérience devient une obsession qui justifie à ses yeux des choix de plus en plus difficiles à séparer de l'alcool, de la fuite et de la violence.

            Larcenet dessine principalement en noir et blanc, avec des lavis très libres et des irruptions de couleur réalisées à partir de dessins d'enfants lorsqu'il représente certains états de perception. Le contraste entre beauté graphique et récit inquiétant produit une lecture volontairement instable.

            Les quatre volumes forment une seule histoire achevée, close par Pourvu que les bouddhistes se trompent. Il faut les lire dans l'ordre : l'interrogatoire, les omissions de Polza et les informations découvertes par la police reconfigurent constamment ce que le lecteur croit comprendre.

            Guide & FAQ de la série Blast

            Qu'est-ce que le « blast » pour Polza ?

            C'est un moment d'extase où il ressent une harmonie et une beauté totales, comme si le monde ordinaire cessait brusquement de peser.

            Cette sensation devient le but de sa vie après sa rupture avec l'existence précédente, mais le récit laisse le lecteur questionner le prix et la fiabilité de cette expérience.

            Pourquoi Polza raconte-t-il sa vie à la police ?

            Il est interrogé dans le cadre d'une affaire grave et accepte de parler à condition de mener lui-même le récit, depuis les événements qu'il juge fondateurs.

            Cette situation crée une tension essentielle : le lecteur dépend d'un narrateur qui choisit l'ordre, les détails et les silences.

            Peut-on faire confiance à Polza ?

            Il est éloquent et capable de décrire ses sensations avec une grande force, mais il raconte aussi depuis une position où il a intérêt à orienter la perception des enquêteurs.

            Larcenet oblige donc à distinguer la beauté de sa parole de la vérité factuelle de ce qu'il affirme.

            Pourquoi le poids de Polza est-il autant visible ?

            Son corps gigantesque conditionne sa manière de marcher, de dormir, d'être regardé et de se déplacer hors des normes sociales.

            Larcenet ne le réduit pas à une caricature : ce corps devient à la fois contrainte, identité et présence graphique impossible à ignorer dans la page.

            Quel rôle joue la mort du père ?

            Elle participe au moment où Polza rompt avec son existence précédente et décide de ne plus suivre les attentes ordinaires.

            Le deuil n'explique toutefois pas mécaniquement tout ce qui suit ; il ouvre plutôt une brèche dans laquelle son désir de fuite prend de plus en plus de place.

            Pourquoi les statues de type moaï apparaissent-elles ?

            Elles accompagnent visuellement certains blasts et donnent une forme massive, silencieuse et archaïque à une sensation difficile à représenter.

            Leur présence n'est pas un élément réaliste de l'environnement : elle appartient au langage intérieur et graphique du récit.

            Pourquoi les dessins d'enfants apparaissent-ils en couleur ?

            Larcenet utilise ces images comme ruptures radicales avec son noir et blanc, notamment pour traduire des perceptions que Polza présente comme extraordinaires.

            La spontanéité et la couleur produisent une beauté presque innocente qui contraste fortement avec la noirceur de ce qui entoure ces moments.

            La nature est-elle un refuge pour Polza ?

            Il cherche dans les bois, les routes et les marges une liberté opposée à la vie sociale qu'il a quittée.

            Mais la nature ne le rend ni meilleur ni inoffensif : faim, alcool, rencontres et violence continuent de traverser cette prétendue libération.

            Pourquoi l'alcool est-il important ?

            Il accompagne une grande partie de la dérive de Polza et complique la frontière entre recherche spirituelle, dépendance et altération de la perception.

            La série ne présente pas cette consommation comme un raccourci romantique vers la vérité ; elle en montre aussi les conséquences physiques et relationnelles.

            Blast est-il un récit spirituel ?

            Polza utilise un vocabulaire d'illumination, de beauté et de dépassement qui donne à sa quête une dimension spirituelle.

            Larcenet maintient cependant une distance critique : le lecteur doit décider si cette quête élève réellement Polza ou lui sert parfois à justifier ses actes.

            Pourquoi les policiers ont-ils leur propre enquête ?

            Ils ne se contentent pas d'écouter : ils vérifient, recherchent et confrontent progressivement le récit de Polza à d'autres informations.

            Cette contre-enquête empêche le livre de devenir un long monologue incontestable et crée un suspense sur ce que le narrateur ne dit pas.

            Faut-il lire les quatre tomes dans l'ordre ?

            Oui. Les volumes forment une seule confession-enquête où chaque révélation modifie la lecture des précédentes.

            Le dernier tome est une conclusion et non une aventure indépendante ; le commencer sans les trois autres détruirait la construction de Larcenet.

            La série est-elle terminée ?

            Oui. Dargaud présente Pourvu que les bouddhistes se trompent comme le quatrième et dernier tome, et l'intégrale rassemble ces quatre volumes.

            Le récit de Polza possède donc une conclusion complète et ne dépend d'aucun tome futur.

            À quel public conseiller Blast ?

            La série est clairement ado-adulte, avec violence, addictions, sexualité, marginalité et un protagoniste dont le comportement peut être très dérangeant.

            Ce n'est pas un choix adapté à un jeune lecteur simplement parce que le dessin contient parfois des images enfantines.

            Pourquoi le noir et blanc domine-t-il ?

            Les masses, lavis et textures rendent le corps de Polza, la boue, les bois et les visages extrêmement physiques sans chercher le réalisme photographique.

            La rareté de la couleur lui donne alors un impact narratif exceptionnel lorsqu'elle surgit pendant certaines perceptions.

            Blast ressemble-t-il au Combat ordinaire ?

            Les deux œuvres s'intéressent à des hommes en crise, mais leur rapport au monde et leur niveau de noirceur sont très différents.

            Marco cherche une manière de vivre parmi les autres ; Polza pousse au contraire l'idée de rupture et de liberté jusqu'à une zone beaucoup plus inquiétante.

            Pourquoi le lecteur peut-il ressentir de l'empathie pour Polza sans l'approuver ?

            Larcenet donne accès à ses peurs, à sa beauté intérieure et à son langage sans effacer les dommages qu'il peut provoquer.

            Cette tension morale fait partie du projet : comprendre un narrateur n'oblige pas à excuser ce qu'il fait.

            Quelle édition choisir ?

            L'intégrale complète réunit les quatre tomes et convient très bien à une narration où l'on revient souvent sur des détails antérieurs.

            Les volumes séparés conservent les pauses et couvertures du rythme original, mais il vaut mieux disposer rapidement de toute la quadrilogie.

            Quel premier achat choisir ?

            Commencez par Grasse Carcasse https://www.ludum.fr/bd/blast-tome-1-grasse-carcasse-1000727, qui installe l'interrogatoire, le corps de Polza et le concept du blast sans révéler où le récit va conduire.

            N'ouvrez pas les résumés des tomes tardifs avant lecture : la fiabilité du narrateur et les informations policières constituent une grande part du suspense.

            Pourquoi Blast est-il aussi difficile à résumer ?

            Parce que le livre repose moins sur une suite d'événements que sur le conflit entre un récit séduisant, des faits incomplets et une expérience graphique.

            Sa force vient précisément de l'incertitude : Polza veut donner un sens à sa vie, tandis que le lecteur doit décider ce que ce sens vaut.