Série Deicidium

Deicidium imagine un futur où la foi a été industrialisée par des corporations et de nouvelles religions, jusqu’au retour d’anciens dieux incarnés dans des gens ordinaires. Ram V et Evan Cagle opposent alors divinités renaissantes et douze orphelins formés pour les tuer, dans une épopée mondiale en noir et blanc où croire devient un acte économique et politique.

Filtrer
Prix
€ €
Thèmes
Public
Format du livre
Série
Avancement de la série
Année de publication
Éditeurs
Classification
Plus d'infos sur Série Deicidium :

En savoir plus sur la série Deicidium

Ram V écrit Deicidium, avec Evan Cagle au dessin du premier cycle et Anand Radhakrishnan appelé à participer aux cycles suivants. Le projet est publié en France par Morgen et en anglais par Image Comics, avec une ambition internationale assumée dès sa conception.

Le futur décrit a survécu à de grandes guerres et trouvé une forme de stabilité grâce à une alliance entre corporations et religions fabriquées. Le culte est devenu une économie : la foi produit du pouvoir, l’adhésion devient ressource et le salut peut être vendu.

Cet équilibre se brise lorsque de très anciennes divinités de feu, de vent, de guerre, d’amour, de jaguars ou de malice reviennent en s’incarnant dans des personnes ordinaires. Pour les institutions dominantes, ces miracles ne sont pas des signes à accueillir mais des concurrents à éliminer.

Les nouvelles théocraties avaient prévu cette possibilité : douze orphelins ont été choisis, dotés de capacités et élevés pour devenir des tueurs de dieux sans foi ni attachement. Le premier cycle met ainsi face à face des humains transformés en dieux et des enfants transformés en armes.

Guide & FAQ de la série Deicidium

Pourquoi la foi est-elle littéralement une monnaie dans Deicidium ?

Le monde a institutionnalisé la croyance au point d’en faire une ressource économique et politique. Les religions ne se contentent plus d’organiser la spiritualité : elles participent au gouvernement et à la distribution du pouvoir.

Ram V pousse ainsi une idée familière jusqu’à la science-fiction. Lorsque le culte produit de la valeur mesurable, contrôler ce que les gens croient devient aussi important que contrôler l’énergie ou l’argent.

Qui gouverne ce futur reconstruit après les guerres ?

Une alliance entre grandes corporations et religions conçues pour stabiliser la société occupe le sommet. Économie et théocratie ne sont donc pas deux forces séparées mais des partenaires.

Cette structure explique pourquoi le retour des anciens dieux paraît si dangereux. Ils menacent à la fois l’autorité spirituelle et les intérêts matériels qui se nourrissent d’elle.

Pourquoi les anciens dieux reviennent-ils à travers des gens ordinaires ?

Le projet choisit l’incarnation plutôt qu’un panthéon lointain descendant du ciel. Une personne banale peut soudain devenir le véhicule d’une puissance ancienne liée au feu, au vent, à l’amour ou à un animal sacré.

Cela rend le conflit immédiatement humain. Détruire un dieu signifie aussi tuer quelqu’un qui avait une vie avant cette transformation.

Pourquoi les institutions considèrent-elles ces retours comme des menaces plutôt que des miracles ?

Parce qu’un nouveau dieu attire potentiellement une nouvelle foi, et donc détourne l’attention, l’obéissance et la valeur de systèmes religieux déjà installés.

La réaction révèle le cynisme du monde. Ce qui compte n’est pas de savoir si le miracle est authentique, mais s’il échappe au contrôle des pouvoirs existants.

Qui sont les douze orphelins préparés à tuer les dieux ?

Ce sont des enfants choisis à l’avance par les grandes religions en prévision du retour des anciennes divinités. Ils ont reçu des dons et une éducation conçue pour supprimer foi, amour et attente de récompense.

Leur formation représente une violence symétrique à l’incarnation divine. Pour protéger l’ordre, la société a fabriqué des humains qui ne devraient plus fonctionner comme des humains ordinaires.

Pourquoi le nombre douze est-il important ?

Il évoque immédiatement les structures religieuses, apostoliques ou mythologiques associées au nombre douze, sans enfermer la série dans une seule tradition. Ram V joue avec cette charge symbolique.

Le groupe fonctionne aussi comme une force organisée contre la multiplicité imprévisible des dieux. Douze instruments préparés affrontent des croyances qui renaissent partout.

Le titre Deicidium signifie-t-il réellement « tuer un dieu » ?

Oui, il renvoie à l’idée de déicide, le meurtre d’une divinité. Le titre annonce donc directement la mission confiée aux enfants et la violence du projet politique.

Mais la question devient vite morale : si les dieux vivent dans des personnes ordinaires, qui commet réellement le crime lorsque l’on prétend tuer seulement la divinité ?

Pourquoi Ram V mélange-t-il science-fiction et mythologie ?

La science-fiction permet de construire un futur où la religion a été réorganisée comme industrie, tandis que la mythologie apporte des forces anciennes impossibles à standardiser.

La collision crée le cœur du livre : un monde obsédé par le contrôle rencontre des croyances plus vieilles que ses institutions. La bataille est autant culturelle que physique.

Quel rôle Evan Cagle joue-t-il dans le premier cycle ?

Cagle dessine les premiers volumes et doit donner une cohérence à une épopée qui passe de technologies futuristes à des incarnations inspirées de mythes provenant de plusieurs cultures.

Son expérience d’illustration et de design l’aide à éviter un simple collage. Les dieux doivent paraître appartenir au même futur tout en conservant des identités visuelles très distinctes.

Pourquoi le noir et blanc est-il un choix important ?

Le projet est conçu avec une forte identité graphique en noir et blanc, ce qui rapproche certaines pages du manga, de la BD européenne et du comic book sans adopter entièrement un seul langage.

L’absence de couleur met davantage l’accent sur matières, ombres et composition. Pour des dieux liés à des cultures multiples, cela évite aussi une codification chromatique trop facile.

Qui est Anand Radhakrishnan dans le projet ?

Anand Radhakrishnan, collaborateur régulier de Ram V, fait partie de l’équipe créative et doit notamment intervenir sur la suite de cette vaste épopée après le premier cycle d’Evan Cagle.

La série est pensée sur plusieurs années et plusieurs cycles. Changer d’artiste tout en conservant une direction commune fait partie de son ambition plutôt que d’un remplacement imprévu.

Pourquoi les religions du futur sont-elles dites « fabriquées » ?

Elles ont été conçues ou réorganisées pour participer à la stabilité du monde après les conflits, ce qui suggère une spiritualité institutionnalisée avec des objectifs politiques très concrets.

Le retour d’un ancien dieu pose alors une question explosive : une croyance spontanée peut-elle être plus puissante qu’un système religieusement optimisé ?

Deicidium critique-t-il toutes les formes de foi ?

Le point de départ critique surtout la marchandisation et le contrôle de la foi. Les vieux dieux eux-mêmes ne sont pas automatiquement présentés comme moralement supérieurs parce qu’ils sont anciens.

Le lecteur doit donc distinguer spiritualité, pouvoir et institution. La série devient intéressante lorsqu’aucun camp ne possède le monopole évident du sacré.

Pourquoi les personnes incarnant les dieux peuvent-elles devenir des symboles politiques ?

Une personne ordinaire qui manifeste une puissance sacrée offre soudain aux foules une alternative aux institutions établies. Son existence suffit donc à déplacer loyautés et imaginaires.

Même si elle ne souhaite pas diriger, d’autres peuvent la transformer en figure de résistance. Le pouvoir symbolique précède parfois le choix personnel.

Comment le projet combine-t-il comics, BD et manga ?

Les créateurs revendiquent des influences croisées dans le rythme, le format d’album, la composition et l’énergie narrative. Il ne s’agit pas de déguiser une tradition en une autre, mais d’emprunter leurs forces.

L’édition internationale simultanée renforce cette ambition. Deicidium est pensé comme une œuvre mondiale plutôt que comme un produit devant être ensuite adapté à d’autres marchés.

Combien de volumes doit compter le premier cycle ?

Le premier cycle est annoncé sur trois tomes dessinés par Evan Cagle. Le projet global est plus vaste et doit poursuivre l’histoire au-delà de ce premier mouvement.

Cette structure est utile à l’achat : trois volumes forment une première unité, mais pas nécessairement toute l’épopée. Il ne faut donc pas confondre fin de cycle et fin de série.

Dans quel ordre lire Deicidium ?

Commencez par le tome 1 puis suivez la numérotation des cycles. La construction du monde, l’apparition des dieux et la présentation des douze tueurs s’appuient sur une progression continue.

Ce n’est pas une anthologie de mythologies indépendantes. Les incarnations participent à la même crise mondiale et leurs conséquences se répondent.

À quel public conseiller Deicidium ?

Aux adolescents mûrs et adultes intéressés par la science-fiction religieuse, la mythologie, les grands conflits politiques et les univers graphiquement ambitieux.

La série comporte violence, fanatisme et instrumentalisation d’enfants. Son apparence mythologique ne doit donc pas la faire confondre avec une fantasy jeunesse.

Pourquoi le tome 1 s’intitule Returned dans l’édition anglophone ?

Le titre insiste sur le retour des dieux anciens dans un monde qui croyait avoir remplacé ou contrôlé le besoin de croyance. Le véritable événement initial n’est pas leur naissance mais leur retour.

Cette nuance change le regard : les institutions modernes apparaissent comme une parenthèse qui avait oublié que les mythes pouvaient redevenir présents.

Quel premier achat choisir ?

Le tome 1 https://www.ludum.fr/bd/deicidium-cycle-1-tome-1-1008386 est l’unique entrée logique puisqu’il présente l’économie de la foi, les premières incarnations et le programme des douze orphelins.

Le grand format noir et blanc permet aussi d’évaluer immédiatement si le langage visuel d’Evan Cagle vous convient. La suite développe directement ce conflit sans redémarrage.