Série Les Sentinelles

Les Sentinelles transpose le super-héros dans la Première Guerre mondiale : Gabriel Féraud, jeune savant antimilitariste amputé par un obus, devient Taillefer, soldat d’acier alimenté par sa propre pile au radium. Xavier Dorison et Enrique Breccia mêlent rétro-science-fiction, espionnage et tragédie des tranchées en quatre chapitres.

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La saga à l'origine de la nouvelle série française évènement sur Canal+ ! Xavier Dorison réinvente les mythes des super-héros au coeur de la Grande Guerre.

Une équipe d'un nouveau genre surgit des laboratoires secrets français pour faire basculer le cours de l'histoire, mené par Taillefer : l'homme de fer issu de la toute nouvelle science du radium. Comme dans les meilleurs comics, les dilemmes moraux des héros se mêlent aux affrontements les plus spectaculaires.

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    Septembre 1914. Le général Gallieni envoie les Sentinelles en mission de reconnaissance dans la Marne. Leur but : découvrir si une faille dans le dispositif allemand permettrait une contre-offensive de l'armée française.

    Une équipe d'un nouveau genre surgit des laboratoires secrets français pour faire basculer le cours de l'histoire, mené par Taillefer : l'homme de fer issu de la toute nouvelle science du radium. Comme dans les meilleurs comics, les dilemmes moraux des héros se mêlent aux affrontements les plus spectaculaires.

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      La guerre s'enlise et le désespoir gagne le front, une sentinelle d'un nouveau genre fait son apparition : Pégase, qui file dans les airs avec ses ailes d'acier. Mais côté allemand, une nouvelle arme est créée...

      Une équipe d'un nouveau genre surgit des laboratoires secrets français pour faire basculer le cours de l'histoire, mené par Taillefer : l'homme de fer issu de la toute nouvelle science du radium. Comme dans les meilleurs comics, les dilemmes moraux des héros se mêlent aux affrontements les plus spectaculaires.

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        Les Sentinelles se rendent en Turquie pour récupérer le détroit des Dardanelles, lieu stratégique entre l'Orient et l'Occident. Taillefer n'a que trois jours pour nettoyer le terrain et permettre le passage des soldats...

        Une équipe d'un nouveau genre surgit des laboratoires secrets français pour faire basculer le cours de l'histoire, mené par Taillefer : l'homme de fer issu de la toute nouvelle science du radium. Comme dans les meilleurs comics, les dilemmes moraux des héros se mêlent aux affrontements les plus spectaculaires.

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          La collection "" Long Métrage "" propose de réunir dans des intégrales des oeuvres majeures qui ont fait la notoriété du catalogue Delcourt. Des heures de lecture en perspective en compagnie de la division des Sentinelles.Août 1914, la France est sur le point de perdre la guerre. Il reste pourtant un espoir, un projet secret issu de la volonté de l'armée et de la science du radium, une équipe d'un nouveau genre créée pour lutter contre les forces allemandes, trois hommes aux talents surhumains : Pégase, Djibouti et Taillefer... Les premiers "" super-héros "" français... LES SENTINELLES !

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          En savoir plus sur la série Les Sentinelles

          Xavier Dorison écrit la série et Enrique Breccia en assure le dessin et les couleurs. Publiée d’abord chez Robert Laffont puis chez Delcourt, elle forme un récit complet en quatre albums allant de l’été 1914 aux Dardanelles d’avril 1915.

          Le projet Sentinelles précède la guerre : l’armée française expérimente dès 1911 des combattants augmentés comme Taillefer et Djibouti. Le problème énergétique de Taillefer trouve une solution avec l’invention de Gabriel Féraud, qui devient lui-même le nouvel homme d’acier après avoir été grièvement mutilé.

          Autour de lui, la série confronte idéal pacifiste, devoir militaire et instrumentalisation scientifique. Pégase, Djibouti et Taillefer forment moins une équipe triomphante qu’un laboratoire humain dont l’état-major attend des miracles au milieu d’une guerre industrielle.

          Les quatre chapitres suivent des dates et fronts précis — les moissons d’acier de 1914, la Marne, Ypres puis les Dardanelles — et ont été réunis en intégrale. Le dessin rugueux et expressionniste de Breccia renforce le sentiment de boue, de métal et de corps sacrifiés.

          Guide & FAQ de la série Les Sentinelles

          Pourquoi Gabriel Féraud devient-il Taillefer alors qu’il est antimilitariste ?

          Gabriel est un jeune scientifique qui refuse que sa pile au radium serve à perfectionner une machine de guerre. La mobilisation et un bombardement le placent pourtant dans une situation extrême : amputé de ses membres, il se voit proposer de survivre grâce au programme qu’il combattait.

          Cette contradiction donne toute sa force au personnage. Taillefer n’est pas un patriote exalté qui rêvait d’être invulnérable ; c’est un homme obligé de vivre à l’intérieur d’une invention militaire dont il mesure mieux que quiconque les dangers.

          Qu’est-ce que la pile au radium change dans le projet Sentinelles ?

          Le premier Taillefer souffrait d’une faiblesse très concrète : ses membres métalliques exigeaient une alimentation que les technologies disponibles rendaient insuffisante. La pile imaginée par Gabriel Féraud offre enfin une source d’énergie compatible avec le programme.

          Dorison utilise ainsi une science légèrement décalée mais enracinée dans les découvertes de l’époque. La rétro-science-fiction reste crédible parce qu’elle s’appuie sur la fascination réelle du début du XXe siècle pour le radium et l’électricité.

          Qui sont Pégase et Djibouti autour de Taillefer ?

          Ils appartiennent à la division secrète des Sentinelles et incarnent d’autres manières d’augmenter les capacités humaines. Chacun possède ses méthodes, ses blessures et son rapport à l’armée, ce qui évite de transformer l’unité en simple escouade de super-héros interchangeables.

          Le trio permet surtout de comparer ce que le pouvoir militaire demande à des hommes devenus des armes. L’efficacité spectaculaire ne supprime ni la peur, ni la fatigue, ni les conséquences physiques et morales de leur transformation.

          Pourquoi le premier chapitre commence-t-il avant août 1914 ?

          Le récit remonte à des essais conduits avant la Grande Guerre afin de montrer que les Sentinelles ne sont pas une improvisation née du désastre. L’armée expérimente déjà l’idée d’un soldat supérieur lorsque l’Europe bascule vers le conflit.

          Cette mise en place rend la guerre encore plus inquiétante : une technologie imparfaite, testée sur quelques hommes, trouve soudain un champ d’application gigantesque. Le passage de l’expérimentation coloniale à la guerre industrielle devient une continuité plutôt qu’une rupture.

          Comment Les Sentinelles détourne-t-elle les codes du comics de super-héros ?

          Taillefer résiste aux balles et possède une force hors norme, mais son corps augmenté n’est jamais présenté comme un simple fantasme de puissance. Il existe parce qu’un homme a été mutilé et parce que l’armée cherche un avantage tactique.

          Le décor de 1914 change aussi la notion de victoire. Même un surhomme ne peut annuler l’artillerie, les offensives de masse ou les décisions d’état-major ; le super-héros devient une pièce de plus dans une machine de guerre beaucoup plus vaste que lui.

          Pourquoi les dates de La Marne, Ypres et des Dardanelles structurent-elles la série ?

          Chaque chapitre ancre les Sentinelles dans une étape identifiable de la Première Guerre mondiale. La fiction fantastique se déplace ainsi au rythme d’un conflit réel dont les fronts, les technologies et les stratégies changent rapidement.

          Cette structure aide aussi le lecteur à distinguer les missions. On suit une progression historique plutôt qu’une suite d’aventures abstraites, ce qui donne davantage de poids aux pertes et aux transformations des personnages.

          Que représente la bataille de la Marne dans le deuxième album ?

          Après les défaites de l’été 1914, la Marne devient un moment où l’armée française cherche à reprendre l’initiative. Les Sentinelles sont alors sollicitées pour une mission que des soldats ordinaires auraient très peu de chances d’accomplir.

          Le récit utilise cet épisode pour poser une question récurrente : lorsqu’une nation mise son espoir sur quelques hommes augmentés, les considère-t-elle encore comme des soldats ou déjà comme du matériel stratégique ?

          Pourquoi Ypres est-il un cadre particulièrement adapté à cette série ?

          Ypres est associé à l’escalade technologique et à l’horreur moderne de la guerre. Placer des soldats augmentés dans ce contexte permet de confronter l’optimisme scientifique à la réalité d’inventions conçues pour détruire à une échelle nouvelle.

          La série refuse donc de célébrer automatiquement le progrès. La même époque qui imagine une pile capable de sauver Gabriel produit aussi des moyens toujours plus efficaces de mutiler des milliers d’hommes.

          Que change le passage aux Dardanelles dans le quatrième chapitre ?

          Le récit quitte le seul front occidental pour montrer une guerre mondiale, où les ambitions stratégiques déplacent soldats et technologies très loin de la France. Le décor maritime et ottoman renouvelle visuellement l’aventure.

          Ce changement d’échelle donne aussi au cycle une conclusion plus large : les Sentinelles ne sont pas seulement une curiosité nationale, mais le symptôme d’une époque où chaque puissance cherche à transformer la science en avantage militaire.

          Pourquoi le colonel Mirreau est-il important dans le destin de Gabriel ?

          Mirreau représente l’institution capable de voir dans l’invention et le corps mutilé de Gabriel une même ressource militaire. Sa proposition donne au savant une chance de survivre, mais à condition de devenir précisément ce qu’il refusait de créer.

          Il incarne ainsi une forme de logique militaire plus inquiétante qu’un simple méchant. Son raisonnement peut paraître rationnel en temps de guerre, ce qui oblige Gabriel et le lecteur à mesurer le prix humain de cette rationalité.

          La série est-elle une uchronie ?

          Elle relève plutôt de la rétro-science-fiction insérée dans une chronologie historique réelle. Les grandes batailles et le cadre de 1914-1915 restent reconnaissables, tandis que l’existence d’hommes augmentés ajoute une couche secrète à l’Histoire.

          Cette nuance est utile : Dorison ne réécrit pas entièrement le résultat de la guerre. Il imagine ce qui aurait pu se cacher dans ses marges, puis observe comment cette technologie fictive aurait été utilisée par une armée réelle.

          Quel rôle joue le dessin d’Enrique Breccia ?

          Son trait rugueux, très expressif, convient à des soldats dont les corps sont cabossés par la boue, le métal et les explosions. Il évite l’esthétique lisse que pourrait suggérer un récit de surhommes en armure.

          Les compositions ont également une dimension presque picturale qui rend la guerre oppressante. Les Sentinelles peuvent être spectaculaires sans que le champ de bataille devienne un parc d’attractions.

          Les quatre albums racontent-ils une seule histoire ?

          Oui. Chaque volume possède un front et une mission identifiables, mais le parcours de Gabriel Féraud, de Djibouti et du programme Sentinelles se poursuit d’un chapitre au suivant.

          Il est donc recommandé de commencer par Juillet-août 1914, Les moissons d'acier. Les évolutions physiques et morales perdent beaucoup de sens si l’on entre directement à Ypres ou aux Dardanelles.

          Quel est l’ordre de lecture exact ?

          L’ordre suit la numérotation : Juillet-août 1914, Les moissons d'acier, Septembre 1914, La Marne, Avril 1915, Ypres, puis Avril 1915, Les Dardanelles.

          Les titres datés rendent la chronologie particulièrement claire. Une intégrale rassemble également les quatre chapitres et constitue une solution simple pour lire le cycle sans chercher les éditions séparées.

          La série est-elle terminée ?

          Oui, les quatre chapitres forment un cycle complet. Les rééditions récentes chez Delcourt remettent en circulation l’ensemble sans modifier son ordre de lecture.

          Pour un acheteur, c’est une série facile à circonscrire : quatre albums ou une intégrale. Il n’est pas nécessaire de compléter avec une autre branche pour comprendre le destin de Taillefer.

          Existe-t-il une intégrale utile pour la découverte ?

          Oui, Delcourt a réuni les quatre albums dans une intégrale. Ce format est particulièrement pertinent car les dates successives et l’évolution des personnages dessinent une seule trajectoire historique.

          Les albums séparés gardent l’intérêt de leurs grands formats et de leur découpage en chapitres. Le choix dépend donc surtout de la façon dont on préfère lire et collectionner.

          Pourquoi la série ne glorifie-t-elle pas simplement le patriotisme ?

          Gabriel veut défendre des vies mais se méfie profondément de l’usage militaire de la science. Le récit montre aussi des officiers prêts à sacrifier des individus pour un avantage stratégique, même lorsqu’ils invoquent la nation.

          La question n’est donc pas de nier le courage des soldats. Elle consiste à demander ce que vaut le devoir lorsqu’une institution transforme un homme en arme et présente cette transformation comme une évidence morale.

          À quel public conseiller Les Sentinelles ?

          La série vise surtout les adolescents mûrs et les adultes intéressés par la Première Guerre mondiale, le fantastique historique et les récits de super-héros sombres. Les mutilations, les batailles et les dilemmes sont traités sans légèreté.

          Elle peut aussi servir de passerelle entre comics et BD historique. Un lecteur attiré par les pouvoirs découvrira un récit de guerre, tandis qu’un amateur de 14-18 trouvera une variation spéculative très documentée dans son atmosphère.

          La série a-t-elle été adaptée à l’écran ?

          Oui, l’univers a inspiré une adaptation télévisée française développée pour Canal+. Le principe des soldats augmentés de la Grande Guerre se prête naturellement à une relecture en série de guerre fantastique.

          Pour découvrir l’œuvre d’origine, les quatre albums restent toutefois le point de référence. La BD de Dorison et Breccia possède sa propre narration, son graphisme très marqué et un rapport aux corps difficilement dissociable du dessin.

          Qu’est-ce qui rend Taillefer différent d’un Captain America français ?

          Taillefer ne naît pas d’un programme présenté comme une réussite enthousiasmante. Gabriel Féraud devient le soldat d’acier après avoir été mutilé et malgré ses convictions antimilitaristes, ce qui place le traumatisme au cœur de son pouvoir.

          La comparaison avec les super-soldats est utile, mais la série insiste davantage sur l’exploitation d’un corps que sur son dépassement héroïque. Sa force est indissociable de ce qu’il a perdu.