Série H.S.E

H.S.E, pour Human Stock Exchange, imagine un capitalisme où des individus peuvent entrer en Bourse comme des sociétés. Félix Fox, vendeur automobile endetté, devient une « valeur » cotée et découvre que l’argent des investisseurs transforme vite sa réussite en contrôle de sa vie professionnelle, familiale et intime.

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Dans H.S.E. - Tome 3, Félix Fox atteint le point de rupture d'un système qui a fait de lui une valeur cotée. Son ascension lui a apporté richesse et statut, mais ses actionnaires exigent désormais que sa vie entière serve la hausse de son cours.

Lorsque sa relation avec Rachel et l'avenir de leur enfant deviennent eux aussi des données financières, Félix doit choisir entre la logique du marché et ce qu'il lui reste de liberté. Xavier Dorison et Thomas Allart concluent leur trilogie d'anticipation sur une note aussi tendue que glaçante.

Pourquoi vous allez aimer H.S.E. - Tome 3 ?
  • La conclusion de la trilogie Human Stock Exchange.
  • Une finance qui cherche désormais à contrôler la vie intime de Félix.
  • Un final de science-fiction sociale brutalement crédible.
dès ans
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Économie & Finances
Post-Apocalyptique & Dystopie
Science-Fiction
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    Dans H.S.E. - Tome 2, Félix Fox a réussi son pari : il est désormais coté au Human Stock Exchange. Ses actionnaires lui apportent de l'argent et sa valeur grimpe, mais cette réussite transforme rapidement sa vie en entreprise surveillée en permanence.

    Chaque décision professionnelle doit désormais satisfaire ceux qui ont investi sur lui. Xavier Dorison et Thomas Allart poursuivent leur satire d'anticipation sur un monde où le capitalisme ne se contente plus d'évaluer le travail : il possède une part de l'individu lui-même.

    Pourquoi vous allez aimer H.S.E. - Tome 2 ?
    • Une idée glaçante : l'être humain coté en bourse.
    • La réussite de Félix devient une forme de contrôle permanent.
    • Une anticipation financière aussi efficace que dérangeante.
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      Après une crise financière mondiale, une nouvelle valeur fait son apparition sur les marchés : l'être humain lui-même. Dans H.S.E., les personnalités les plus prometteuses peuvent être cotées en bourse, lever des fonds et rendre des comptes à leurs actionnaires comme n'importe quelle entreprise.

      Félix Fox n'a qu'une obsession : intégrer ce système et devenir un « Red Eye ». Xavier Dorison et Thomas Allart imaginent une anticipation glaçante où la réussite personnelle devient un produit financier, avec tout ce que cela suppose de pression, de spéculation et de perte de contrôle.

      Pourquoi vous allez aimer H.S.E. - Tome 1 ?
      • Un concept de science-fiction terriblement proche de notre réalité économique.
      • Une ascension sociale transformée en thriller financier.
      • Une réflexion mordante sur la valeur, la réussite et la marchandisation de l'individu.
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        Plus d'infos sur Série H.S.E :

        En savoir plus sur la série H.S.E

        Xavier Dorison scénarise cette trilogie d’anticipation dessinée par Thomas Allart et publiée chez Dargaud. Les trois albums racontent l’ascension puis les effets de la cotation de Félix Fox dans une société obsédée par l’évaluation financière.

        Dans cet univers, les personnes admises sur le Human Stock Exchange deviennent des « Red Eyes ». Une rate watch indique en permanence leur cours, tandis que les investisseurs achètent une part de leur potentiel et attendent un rendement comme avec une entreprise.

        Pour Félix, le système commence comme une chance de sortir de difficultés financières. Mais le capital reçu crée des obligations : assemblées d’actionnaires, pression sur ses performances et intrusion croissante de ceux qui considèrent sa vie comme un actif à optimiser.

        La série pousse donc jusqu’à l’absurde des mécanismes très contemporains de notation, de rentabilité et de personnal branding. Sa force est de rester centrée sur un homme ordinaire plutôt que sur un financier déjà puissant.

        Guide & FAQ de la série H.S.E

        Que signifie exactement H.S.E ?

        L’acronyme désigne le Human Stock Exchange, une Bourse où la valeur cotée n’est plus une entreprise mais une personne. Les investisseurs misent sur sa carrière, sa réputation et sa capacité à produire des gains futurs.

        Ce concept transforme un vocabulaire financier familier en dispositif intime. Acheter une action de Félix revient symboliquement à acheter une part de son avenir, ce qui rend immédiatement visible la violence d’une logique purement marchande appliquée à l’être humain.

        Pourquoi Félix Fox accepte-t-il d’entrer en Bourse ?

        Félix est un vendeur automobile qui manque d’argent et voit la cotation comme une opportunité de disposer enfin d’un capital important. Le système lui promet une accélération sociale que son salaire et sa situation ne lui permettraient pas.

        Son choix est donc crédible parce qu’il ne vient pas d’une fascination abstraite pour la finance. Il part d’un besoin concret, ce qui rend les contreparties beaucoup plus troublantes lorsqu’elles commencent à envahir sa vie.

        Que sont les « Red Eyes » ?

        Ce sont les individus cotés sur le Human Stock Exchange. Leur statut les distingue socialement et les transforme en produits financiers visibles par tous.

        Le nom souligne aussi une modification du regard : une personne n’est plus seulement collègue, conjoint ou parent, elle devient un cours que l’on peut suivre, comparer et commenter. La série montre comment cette étiquette finit par contaminer les relations ordinaires.

        À quoi sert la rate watch portée par les personnes cotées ?

        Elle affiche la valeur de marché de son porteur et matérialise en temps réel son succès ou son échec financier. Le cours devient donc presque une seconde identité visible sur le corps.

        Narrativement, cet objet est redoutable parce qu’il supprime la distance entre Bourse et vie quotidienne. Une mauvaise nouvelle professionnelle peut immédiatement devenir une humiliation publique mesurable.

        Pourquoi les actionnaires ont-ils leur mot à dire sur la vie de Félix ?

        Ils ont investi de l’argent dans sa personne et considèrent logiquement qu’ils doivent protéger la valeur de leur placement. Ce raisonnement conduit à des assemblées et à des attentes de rendement comparables à celles d’une société commerciale.

        La satire naît lorsque cette logique franchit les limites de l’entreprise. Les choix familiaux, sentimentaux ou physiques peuvent être interprétés comme des décisions affectant le cours, donc comme des sujets sur lesquels les investisseurs se sentent légitimes.

        Comment la série détourne-t-elle l’assemblée générale d’actionnaires ?

        Dans une entreprise, les actionnaires discutent de stratégie et de gouvernance. Dans H.S.E, ils peuvent faire de même avec la trajectoire d’un individu, ce qui transforme des décisions personnelles en questions de performance.

        Le procédé est comique par son absurdité, mais aussi inquiétant. Il montre à quel point certains outils de gestion deviennent invasifs lorsqu’on oublie qu’une personne ne possède pas les mêmes frontières qu’une société anonyme.

        Pourquoi Félix est-il plus intéressant qu’un grand financier comme protagoniste ?

        Il découvre le système depuis le besoin et la séduction de l’argent facile. Le lecteur peut comprendre pourquoi il signe avant de voir comment l’institution referme progressivement ses exigences autour de lui.

        Un milliardaire aurait déjà une grande autonomie. Félix, lui, reste dépendant de son emploi, de ses proches et de l’opinion des investisseurs, ce qui rend chaque hausse de cours aussi ambivalente qu’une dette.

        La hausse du cours de Félix est-elle forcément une bonne nouvelle ?

        Financièrement, elle lui apporte reconnaissance et possibilités. Mais plus sa valeur augmente, plus les attentes se renforcent et plus ceux qui détiennent des parts pensent avoir quelque chose à perdre s’il agit librement.

        La série inverse donc la logique habituelle du succès. Un cours élevé peut devenir une prison dorée : il faut désormais rester à la hauteur de la valeur que le marché a décidé de vous attribuer.

        H.S.E parle-t-elle uniquement de Bourse ?

        Non. La Bourse fournit le mécanisme de départ, mais la trilogie s’intéresse à la marchandisation générale de la vie : réputation, corps, couple, réussite sociale et identité deviennent quantifiables.

        Le récit peut ainsi être lu même sans connaissances financières. Les règles essentielles sont expliquées à travers Félix, et le vrai sujet reste la frontière entre ce que l’on peut vendre et ce qui devrait rester hors marché.

        Pourquoi la série semble-t-elle proche des réseaux sociaux malgré son concept financier ?

        Une personne cotée doit contrôler son image, séduire un public et surveiller en permanence les réactions qui affectent sa valeur. Ce fonctionnement évoque fortement les logiques de réputation numérique et de marque personnelle.

        Le Human Stock Exchange radicalise cette tendance en lui donnant un prix officiel. La série anticipe ainsi un monde où visibilité et valeur économique deviennent presque impossibles à distinguer.

        Comment la vie familiale de Félix devient-elle un enjeu économique ?

        Dès lors que l’homme entier est coté, ses proches cessent d’être complètement extérieurs à son actif financier. Une séparation, un scandale ou un changement de mode de vie peut être interprété comme un risque pour les investisseurs.

        Cette intrusion crée l’un des aspects les plus dérangeants de la trilogie. Félix découvre que vendre son potentiel signifie aussi exposer des personnes qui n’ont pas forcément accepté le contrat.

        Pourquoi le système H.S.E est-il séduisant avant d’être inquiétant ?

        Il offre du capital à des individus qui pensent pouvoir accélérer leur carrière, financer des projets ou sortir d’une impasse. La promesse ressemble à une démocratisation de l’investissement dans le talent.

        Dorison rend la satire efficace en reconnaissant cet attrait initial. Le problème n’est pas qu’un système monstrueux trompe tout le monde dès la première page, mais qu’un mécanisme apparemment avantageux contient des obligations qui deviennent visibles trop tard.

        Quel rôle Thomas Allart joue-t-il dans la crédibilité de l’anticipation ?

        Son dessin conserve des villes, bureaux et objets proches du monde contemporain. L’univers ne ressemble pas à un futur lointain rempli de technologies incompréhensibles.

        Cette proximité est essentielle : la rate watch et les Red Eyes doivent paraître comme une extension plausible de pratiques existantes. Plus le décor semble familier, plus la marchandisation des personnes devient dérangeante.

        Les trois tomes forment-ils une seule histoire ?

        Oui. La trilogie suit Félix Fox depuis son entrée sur le Human Stock Exchange jusqu’aux conséquences de plus en plus lourdes de cette décision. Les rapports avec ses actionnaires et ses proches évoluent continuellement.

        Il faut donc lire dans l’ordre. Un tome central peut expliquer le concept, mais il ferait perdre la transformation progressive de l’opportunité financière en système de contrôle.

        La série est-elle terminée ?

        Oui, H.S.E forme une trilogie achevée. Le troisième album a été conçu comme le volume final qui pousse les conséquences du concept jusqu’à leur aboutissement.

        Cette longueur est bien adaptée à l’anticipation : un tome pour séduire avec l’idée, un autre pour montrer ses effets et un dernier pour mesurer ce qu’elle fait réellement aux individus.

        Quel est le meilleur point d’entrée ?

        Le premier tome est indispensable car il présente Félix avant sa cotation et permet de comprendre pourquoi il accepte. Sans cette situation initiale, ses décisions ultérieures risqueraient de sembler uniquement naïves.

        La trilogie est courte, ce qui rend une lecture complète simple. Il n’existe pas de spin-off ou de préquelle nécessaire pour comprendre le Human Stock Exchange.

        À quel public conseiller H.S.E ?

        La série vise les adolescents mûrs et les adultes intéressés par l’anticipation sociale, la finance et les dystopies proches de notre quotidien. Elle reste accessible même sans connaître le fonctionnement détaillé d’une Bourse.

        Elle fonctionne particulièrement bien pour des lecteurs de récits à la Black Mirror, où une innovation crédible révèle progressivement des effets sociaux bien plus larges que son usage initial.

        Pourquoi le symbole du cours boursier est-il si violent appliqué à une personne ?

        Un cours réduit une réalité complexe à un nombre instantané : hausse, baisse, valeur. Appliqué à Félix, il transforme talents, erreurs, relations et réputation en un indicateur unique.

        Cette réduction est au cœur de la critique. Une personne peut être aimée, fatiguée ou en difficulté sans que ces états aient à devenir une mesure publique de sa valeur.

        La trilogie condamne-t-elle toute idée d’investissement dans les individus ?

        Elle vise surtout la confusion entre soutien et propriété. Financer un projet ou une formation peut aider quelqu’un ; posséder une part négociable de sa personne crée une relation de contrôle radicalement différente.

        Félix découvre précisément cette frontière. Ce qu’il croyait être un apport de moyens devient une revendication sur sa liberté, et la série demande à quel moment un contrat économique cesse d’être compatible avec l’autonomie.

        Qu’est-ce qui rend H.S.E encore lisible après les crises financières qui l’ont inspirée ?

        Le concept dépasse une conjoncture précise. Notation permanente, économie de l’attention, pression des investisseurs et transformation de soi en marque se sont installées dans de nombreux domaines.

        La trilogie reste donc moins une satire d’une seule crise qu’une question durable : que se passe-t-il lorsqu’une société prend l’habitude de confondre valeur humaine et valeur de marché ?