Série La Grande Odalisque

La Grande Odalisque transforme le cambriolage de musée en film d’action dessiné : Carole et Alex, voleuses professionnelles, s’attaquent à des œuvres impossibles à dérober avant de former avec Sam un trio aussi spectaculaire qu’indiscipliné. Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot mêlent poursuites, amitié féminine et culture de l’image dans deux albums, La Grande Odalisque puis Olympia.

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Alex et Carole sont deux cambrioleuses de haut vol, séduisantes et sans complexes, capables d'aller chercher n'importe quel tableau dans n'importe quel musée. À la recherche d'un chauffeur, elles rencontrent Sam, une championne de moto aux multiples talents. Le trio qui vient de naitre est appelé à entrer dans la légende... Quand l'étoile montante de la BD française s'associe à l'un des meilleurs duos de la BD indépendante pour réinventer les trois héroïnes les plus connues (et les plus sexy) de l'animation japonaise, le résultat ne peut que faire des étincelles.
dès ans
à joueurs
Humour & Absurde
Aventure
Action
Policier
Tranche de vie
25,00 €
     Suggestion
    "Alex, Sam et Carole sont les braqueuses les plus sexy que la terre (et la bande dessinée) ait portées. Drôles de dames des temps modernes, elles peuvent accomplir les plus grands coups et ne reculent devant aucun obstacle. Après ""La Grande Odalisque"", prix Landerneau 2012, les auteurs à succès Bastien Vivès (Polina, Last Man) et Ruppert & Mulot (""La technique du périnée"") redonnent vie à leurs héroïnes favorites. On les avait quittées en mauvaise posture après le périlleux cambriolage du Louvre et la disparition de Carole. Pour qu'elles reprennent du service, il leur faudra cette fois une mission incroyable — ce sera le vol de trois tableaux, parmi lesquels l'Olympia de Manet, exceptionnellement exposé au Petit Palais, à Paris. La suite d'un univers créé à six mains avec un plaisir évident, au sein duquel le fantasme devient joyeuse série B, les dialogues truculents rythment l'action et où l'aventure se transforme en un récit moderne, dynamique et terriblement drôle."
    dès ans
    à joueurs
    Humour & Absurde
    Aventure
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    Tranche de vie
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      En savoir plus sur la série La Grande Odalisque

      Le trio d’auteurs — Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot — conçoit ensemble scénario et dessin de cette série publiée chez Dupuis dans la collection Aire Libre. Le premier album paraît en 2012, Olympia lui succède en 2015.

      Carole et Alex vivent le vol comme un métier où audace, préparation et improvisation doivent cohabiter. Leur cible la plus emblématique est la toile d’Ingres qui donne son titre à l’album, choix parfait pour une série qui traite les œuvres d’art comme des objets de désir autant que de valeur.

      Sam rejoint la dynamique et transforme le duo en trio. L’amitié, la rivalité et les différences de tempérament comptent autant que les cascades ; les héroïnes restent faillibles, drôles et parfois désordonnées au milieu d’opérations très ambitieuses.

      L’univers a inspiré le film Voleuses de Mélanie Laurent, sorti sur Netflix en 2023, adaptation libre qui reprend le principe d’un trio de braqueuses mais construit sa propre intrigue et ses propres personnages.

      Guide & FAQ de la série La Grande Odalisque

      Pourquoi voler La Grande Odalisque d’Ingres est-il un défi idéal pour ces héroïnes ?

      Le tableau est immédiatement identifiable et appartient à un imaginaire muséal prestigieux. Le dérober impose donc de s’attaquer à un lieu surveillé et à une œuvre dont la disparition serait impossible à cacher.

      Le contraste entre institution culturelle solennelle et méthodes explosives des voleuses donne le ton. L’art devient le centre d’un film de casse plutôt qu’un objet contemplé à distance.

      Qui sont Carole et Alex au début de la série ?

      Ce sont deux voleuses professionnelles qui travaillent ensemble et se connaissent assez bien pour improviser au milieu du danger. Leur complicité donne au premier album une énergie de buddy movie.

      Elles ne sont pourtant pas interchangeables. Leurs tempéraments et réactions créent des frictions qui rendent les scènes d’action plus humaines et souvent plus drôles.

      Que change l’arrivée de Sam ?

      Sam complète le groupe et déplace l’équilibre établi entre Carole et Alex. Un trio offre davantage de possibilités d’alliance, de jalousie et de solidarité qu’un duo parfaitement rodé.

      Sa présence devient essentielle pour comprendre Olympia. Les cambriolages restent importants, mais l’attachement entre les trois femmes devient le véritable moteur de continuité.

      Pourquoi les œuvres d’art donnent-elles leur titre aux albums ?

      La Grande Odalisque renvoie à Ingres et Olympia à Manet. Les titres associent immédiatement la série à des images de femmes célèbres de l’histoire de l’art.

      Ce choix résonne avec des héroïnes qui refusent d’être seulement regardées. Elles agissent, prennent des risques et déplacent littéralement les œuvres hors du cadre qui les immobilise.

      La série est-elle réaliste dans sa représentation des cambriolages ?

      Elle utilise des éléments de préparation et de casse, mais assume un niveau d’action très cinématographique. Poursuites, cascades et improvisations sont conçues pour le plaisir du récit.

      Il vaut donc mieux la lire comme un film de braquage pop que comme un manuel de sécurité muséale. Le réalisme se situe davantage dans les relations entre les personnages.

      Pourquoi l’amitié compte-t-elle plus que le butin ?

      Les vols donnent une structure d’aventure, mais le lecteur revient surtout pour voir comment Carole, Alex et Sam se soutiennent ou se heurtent. L’argent n’explique pas à lui seul les risques qu’elles acceptent.

      Cette priorité donne aux scènes spectaculaires un enjeu émotionnel. Une opération qui tourne mal menace une relation et pas seulement un plan financier.

      Comment les trois auteurs se partagent-ils la création ?

      Vivès, Ruppert et Mulot travaillent dans une logique collective où scénario, découpage et dessin résultent d’un dialogue entre leurs sensibilités. L’album ne se présente pas comme un simple scénario illustré par un exécutant.

      Cette collaboration explique le mélange particulier entre fluidité gestuelle, humour sec et goût de la mise en scène. On reconnaît des traits de chacun sans que le livre se fragmente visuellement.

      Pourquoi le dessin paraît-il aussi rapide que l’action ?

      Les corps sont saisis dans le mouvement, avec une économie de traits qui privilégie l’attitude et la trajectoire. Une course ou une chute reste lisible sans accumulation de détails.

      Cette souplesse donne une sensation presque animée. Les héroïnes semblent toujours continuer leur geste au-delà de la case, ce qui convient parfaitement à un récit de casse.

      Olympia est-il une suite directe ?

      Oui. Le deuxième album retrouve les héroïnes et prolonge leur dynamique après les événements du premier. Il ne s’agit pas d’un redémarrage avec une autre équipe.

      Il est donc préférable de lire La Grande Odalisque avant Olympia. Le rapport entre les trois voleuses possède déjà une histoire qui enrichit la suite.

      Les deux albums forment-ils un ensemble facile à collectionner ?

      Oui, la série dessinée tient en deux albums principaux portant les titres d’œuvres célèbres. Ils constituent le cœur de cette aventure de braqueuses.

      Pour un nouvel acheteur, il suffit de respecter l’ordre 2012 puis 2015. Il n’existe pas une longue numérotation cachée derrière ces deux titres.

      Pourquoi le Louvre et les musées sont-ils plus que de beaux décors ?

      Ils concentrent prestige, valeur financière et contrôle de l’accès aux œuvres. Voler un tableau dans ce contexte revient à défier une institution autant qu’à obtenir un objet.

      Les auteurs jouent aussi avec le rapport du public à l’art. Une œuvre que des milliers de visiteurs voient derrière une barrière devient soudain le centre très matériel d’une poursuite.

      La série sexualise-t-elle ses héroïnes ou les place-t-elle surtout dans l’action ?

      Les auteurs jouent avec une esthétique séduisante et des références à des nus célèbres, mais les protagonistes conservent toujours l’initiative. Elles sont celles qui planifient, conduisent et prennent les décisions.

      Cette combinaison peut produire un regard ambigu, mais elle ne transforme pas les femmes en récompenses pour des héros masculins. Le récit leur appartient entièrement.

      Quel type d’humour trouve-t-on dans La Grande Odalisque ?

      Un humour de dialogue, de décalage et de catastrophe. Les héroïnes peuvent discuter d’un problème intime ou banal alors que la situation autour d’elles devient objectivement dangereuse.

      La série refuse ainsi la gravité permanente du thriller. Même une opération ambitieuse peut tourner au chaos à cause d’une personnalité, d’un timing ou d’une mauvaise décision.

      À quel public conseiller les albums ?

      Ils visent surtout les adolescents mûrs et les adultes amateurs de récits de casse, de dessin contemporain et d’héroïnes peu conventionnelles. Violence, sexualité et humour adulte sont présents.

      Les lecteurs de cinéma d’action y entreront facilement grâce au rythme. Ceux qui suivent Vivès, Ruppert ou Mulot y trouveront un travail collectif plus spectaculaire que leurs œuvres plus intimistes.

      Le film Voleuses adapte-t-il exactement les deux albums ?

      Non. Le film réalisé par Mélanie Laurent s’inspire librement de la bande dessinée et conserve notamment l’idée d’un groupe de braqueuses liées par une forte relation.

      Il construit toutefois sa propre intrigue, ses personnages et son univers de cinéma. La BD reste donc intéressante même après avoir vu le film, et inversement.

      Pourquoi comparer la série à un film d’action est-il pertinent ?

      Le découpage privilégie entrées rapides, poursuites, cascades et changements de plan. Les dialogues peuvent continuer pendant que les corps se déplacent, comme dans une comédie d’action.

      Cette influence cinématographique ne gomme pas les qualités de la BD. Les auteurs utilisent précisément l’ellipse entre les cases pour accélérer encore davantage le mouvement.

      Que signifie le passage de La Grande Odalisque à Olympia ?

      Les deux titres sont des tableaux majeurs représentant des femmes et portant un poids historique différent. Le choix crée une continuité culturelle tout en renouvelant la cible et l’imaginaire.

      Il suggère aussi que chaque aventure pourrait être pensée autour d’une œuvre emblématique. La série fait du titre lui-même une promesse de casse.

      Peut-on lire Olympia seul ?

      On peut comprendre les grandes lignes d’un braquage, mais on perdrait la manière dont le trio s’est constitué et les liens déjà installés entre les personnages.

      Comme l’ensemble est court, commencer par le premier album est nettement préférable. Le deuxième gagne beaucoup à être lu comme une conséquence.

      Pourquoi la série a-t-elle sa place dans Aire Libre ?

      La collection de Dupuis accueille des romans graphiques d’auteurs aux tons très variés. Ici, elle permet à un récit d’action de conserver une liberté formelle et une forte personnalité graphique.

      Le label rappelle surtout qu’il ne s’agit pas d’une série jeunesse traditionnelle à épisodes réguliers. Les auteurs ont conçu deux grands albums avec leur propre rythme.

      Qu’est-ce qui rend le trio de voleuses mémorable ?

      Elles combinent compétence et désordre. Leur profession exige précision, mais leur personnalité empêche les plans de rester purement mécaniques.

      Cette tension produit le meilleur de la série : des femmes capables de gestes spectaculaires, mais toujours vulnérables à l’amitié, au désir, à la peur et à leurs propres décisions.