Série Ladies with Guns

Ladies with Guns rassemble dans l’Ouest américain cinq femmes que tout devrait séparer — origine, classe, âge et expérience — mais que la violence des hommes pousse à s’armer et à faire front commun. Olivier Bocquet et Anlor signent un western de groupe énergique, féministe et souvent drôle, où l’apprentissage du revolver compte autant que celui de la solidarité.

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L’Ouest sauvage n’est pas tendre avec les femmes… Une esclave en fuite, une indienne isolée de sa tribu massacrée, une veuve bourgeoise, une fille de joie et une irlandaise d’une soixantaine d’années réunies par la force des choses. Des hommes qui veulent les maintenir en cage. Des femmes qui décident d’en découdre, et ça va faire mal. Ladies with guns est l’histoire de la rencontre improbable entre des femmes hors du commun refusant d’être des victimes. Un western iconoclaste et jubilatoire où rien ne vous sera épargné.

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Cow-boys & Far West
Humour & Absurde
Aventure
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17,00 €
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    Après une résistance héroïque face à leurs assaillants, Katheleen, Chumani, Abigail, Cassie et Daisy sont en cavale, activement recherchées par des chasseurs de prime appâtés par la tâche, a priori facile, de se faire pas mal de pognon sur la tête de cinq gonzesses…

    Bon, il est vrai que l’ambiance n’est pas au beau fixe pour nos ladies : Daisy est gravement blessée à la jambe, et elles ont trouvé un refuge de fortune dans une ancienne mine désaffectée.

    Mais, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas parce que la situation paraît désespérée qu’elles vont se laisser abattre ! Elles ont plus d’une balle dans leur gun, et ne manquent pas d’imagination pour en découdre !

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      Mises au fer comme des criminelles sanguinaires, Kathleen, Daisy, Chumani et Cassie sont envoyées au pénitencier. Mais dans cet enfer de travaux de force et d'humiliations, l'hostilité des gardiens et la convoitise des détenus sont bousculées par l'arrivée de ces détenues d'un autre genre. A priori, pas le lieu idéal pour faire d’heureuses rencontres. Mais ça, c’est sans compter leur petit caractère et aussi qu’une lady manque à l’appel…

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        Depuis leur évasion du pénitencier, il s’en est passé des choses pour nos Ladies : elles sont devenues de véritables légendes de l’Ouest et Cassie a donné naissance à… un p’tit gars ! Et quel soulagement… enfin quelqu’un qui va pouvoir leur dire quoi faire !!!

        Mais pour l’heure, pas l’temps de bronzer sous le feu des projecteurs, elles ont un train à prendre pour, une fois encore, sauver leur peau et celle du nouveau membre de l’équipe…

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          Après avoir traversé le pays à grand train pour échapper avec succès à leurs poursuivants, nos ladies embarquent sur un Casino flottant pour un huis-clos digne des plus grands casses !

          Abigail, Kathleen, Cassie et Daisy sont sur leur 31 avec un rôle à jouer. Seule Chumani reste à quai avec le bébé et en révèle davantage sur sa jeunesse.

          Alors faites vos jeux messieurs, les Ladies with guns n’ont rien à perdre !

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          • à venir octobre 26
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          En savoir plus sur la série Ladies with Guns

          Olivier Bocquet scénarise la série et Anlor en assure le dessin, avec Elvire De Cock à la couleur. Publiée chez Dargaud, elle suit un groupe de femmes prises dans un Ouest dominé par des règles masculines qui leur laissent peu de marge de décision.

          Le premier cycle réunit des héroïnes venues de milieux très différents : une jeune fille, une femme noire, une Américaine issue d’un autre milieu culturel, une Britannique plus privilégiée et une femme dont la rudesse vient d’une vie passée à survivre. Le récit refuse d’en faire un bloc homogène.

          Le revolver devient un outil d’autonomie mais aussi une responsabilité. Les protagonistes doivent apprendre à coopérer, à négocier leurs différences et à vivre avec les conséquences d’une violence qu’elles n’ont pas forcément choisie au départ.

          Anlor donne au western des grands espaces, des trognes et un mouvement très lisible, tandis que Bocquet privilégie les dialogues et les rapports de groupe. Les albums suivent une continuité : la numérotation doit être respectée pour apprécier l’évolution des relations.

          Guide & FAQ de la série Ladies with Guns

          Pourquoi cinq femmes si différentes se retrouvent-elles ensemble ?

          Leur alliance naît moins d’une ressemblance que d’une nécessité. Chacune découvre que les structures de pouvoir de l’Ouest peuvent l’isoler et la rendre vulnérable, tandis qu’un groupe offre des possibilités de résistance.

          Cette diversité évite un message simpliste sur « les femmes » comme catégorie unique. Classe, origine et expérience continuent de produire des désaccords même lorsqu’elles partagent un ennemi.

          Pourquoi les armes sont-elles si importantes dans le titre ?

          Dans un western, le revolver représente souvent le droit d’imposer sa volonté. Placer des armes entre les mains de femmes auxquelles ce pouvoir est refusé change immédiatement leur position dans le monde.

          La série ne prétend pas pour autant que l’arme résout tout. Savoir tirer oblige aussi à décider quand l’utiliser et à vivre avec les conséquences.

          Le groupe est-il composé de tireuses expertes dès le début ?

          Non. Les compétences et expériences sont inégales, ce qui rend l’apprentissage important. Certaines savent mieux survivre ou se battre que d’autres, et le groupe doit transformer cette différence en coopération.

          Cette progression donne au western sa dimension de formation. L’autonomie n’arrive pas avec le simple fait de tenir un revolver ; elle demande confiance, entraînement et jugement.

          Pourquoi la différence de classe compte-t-elle autant ?

          Une femme privilégiée et une femme ayant connu pauvreté ou discrimination ne perçoivent pas les mêmes dangers ni les mêmes institutions. Le western permet de confronter ces expériences très directement.

          Le groupe doit apprendre que solidarité ne signifie pas effacer les écarts. Plusieurs conflits viennent précisément du moment où l’une suppose que sa manière de voir le monde est universelle.

          Comment la série traite-t-elle le racisme en plus du sexisme ?

          Certaines protagonistes subissent des formes de violence ou de suspicion que les autres ne rencontrent pas. Le récit montre ainsi que l’Ouest n’est pas seulement hostile aux femmes de manière uniforme.

          Cette différence enrichit le groupe. Les héroïnes doivent comprendre que défendre leur liberté implique parfois de reconnaître des injustices qu’elles n’avaient jamais vécues personnellement.

          Pourquoi le western est-il un bon genre pour parler d’autonomie féminine ?

          Le western classique raconte souvent des individus qui imposent leur place dans un territoire où la loi est fragile. Appliquer cette promesse aux femmes révèle immédiatement combien le genre les a souvent reléguées au second plan.

          Bocquet et Anlor peuvent donc utiliser chevaux, saloons, poursuites et fusillades tout en déplaçant le centre de gravité. Les codes sont familiers, mais le point de vue change leur sens.

          La série est-elle une parodie du western ?

          Non. L’humour est présent dans les dialogues et les différences de caractère, mais l’action et la violence restent prises au sérieux. Les héroïnes peuvent faire rire sans devenir des caricatures.

          Le ton permet surtout d’éviter un récit constamment démonstratif. La camaraderie et les disputes donnent du plaisir entre deux moments beaucoup plus durs.

          Pourquoi l’amitié n’efface-t-elle pas immédiatement les tensions du groupe ?

          Parce que ces femmes n’ont pas grandi avec les mêmes ressources, les mêmes valeurs ni les mêmes préjugés. Se retrouver du même côté ne suffit pas à créer une confiance totale.

          La série s’intéresse justement au travail nécessaire pour devenir un groupe. Les alliances solides sont plus satisfaisantes lorsqu’elles ont traversé des désaccords réels.

          Que change le dessin d’Anlor ?

          Anlor donne aux personnages des silhouettes et expressions très différenciées, indispensables pour suivre un groupe nombreux. Chaque héroïne reste identifiable même dans une scène d’action rapide.

          Le dessin conserve aussi l’ampleur du western : paysages, chevaux, villes et armes ne sont pas traités comme de simples accessoires derrière le message social.

          Quel rôle la couleur d’Elvire De Cock joue-t-elle ?

          Elle aide à distinguer chaleur, poussière, nuit et intérieurs tout en donnant aux grands espaces une identité de western immédiatement lisible. Les scènes d’action gagnent en clarté.

          La couleur peut aussi isoler émotionnellement un personnage dans un groupe. Elle accompagne donc la dynamique collective autant que le décor.

          Pourquoi la jeune fille du groupe est-elle importante ?

          Sa présence fait entrer la question de l’apprentissage et de l’avenir. Elle observe des adultes qui ont déjà subi les règles du monde et doit décider ce qu’elle en retiendra ou refusera.

          Cela donne aussi une responsabilité aux autres héroïnes. Protéger quelqu’un ne signifie pas forcément l’empêcher d’agir, et la série peut explorer cette différence.

          Les héroïnes veulent-elles devenir des hors-la-loi ?

          Pas nécessairement. Elles sont souvent poussées hors du cadre par des situations où la loi existante ne les protège pas ou protège davantage ceux qui les menacent.

          Leur rapport à l’illégalité reste donc concret. Le western demande ce qui reste à faire lorsqu’obéir signifie accepter une injustice.

          La violence est-elle présentée comme une émancipation suffisante ?

          Non. S’armer change le rapport de force, mais n’abolit ni les préjugés ni les conséquences physiques et morales d’un affrontement. Les personnages doivent encore construire des choix et des liens.

          C’est ce qui empêche le titre de devenir un slogan simpliste. Les armes ouvrent une possibilité d’action, pas une solution automatique à tous les problèmes.

          Les albums peuvent-ils être lus indépendamment ?

          La série développe les mêmes personnages et leurs relations sur plusieurs volumes. Chaque album possède ses séquences fortes, mais les conséquences des décisions précédentes continuent de peser.

          Il vaut donc mieux commencer au tome 1 et suivre la numérotation. Les évolutions de confiance et d’alliance sont une part importante du plaisir.

          Pourquoi éviter de commencer par un tome récent ?

          Parce que le groupe ne possède pas dès l’origine la cohésion que l’on voit ensuite. Entrer tard ferait perdre la manière dont certaines femmes apprennent à s’accepter et à se comprendre.

          L’ordre permet aussi de suivre les changements de statut et les ennemis récurrents sans résumés lourds. C’est une série continue, pas une collection d’aventures entièrement autonomes.

          À quel public conseiller Ladies with Guns ?

          Dargaud la classe dans un registre ado-adulte. La violence, les discriminations et plusieurs situations dures demandent un peu de maturité, même si l’humour rend la lecture très fluide.

          Elle convient aux amateurs de western qui veulent un point de vue différent, mais aussi aux lecteurs attirés par les récits de groupe et d’émancipation sans goût particulier pour le genre.

          Faut-il être amateur de western pour apprécier la série ?

          Non. Les relations entre les cinq femmes, leurs conflits et leur progression peuvent porter la lecture à elles seules. Les codes de l’Ouest sont expliqués par les situations.

          Connaître le genre ajoute toutefois un plaisir de renversement. On voit mieux comment des rôles traditionnellement masculins — tireur, chef, hors-la-loi — sont redistribués.

          Pourquoi le titre anglais Ladies with Guns convient-il au ton ?

          Il a quelque chose de volontairement direct et pulp : il annonce des femmes armées sans détour et promet un récit d’action. Le mot « Ladies » apporte en même temps une nuance sociale et presque ironique.

          Cette tension correspond à la série. Certaines héroïnes viennent d’univers où l’on attend d’elles élégance ou obéissance, puis se retrouvent à manier des armes pour survivre.

          La série est-elle seulement féministe par son casting ?

          Non. Son féminisme vient surtout des situations : qui peut décider, posséder, voyager, se défendre ou être cru dans une société organisée par des hommes.

          Le groupe permet de montrer plusieurs réponses à ces contraintes. Le message passe par leurs choix et leurs désaccords plutôt que par un discours unique.

          Qu’est-ce qui rend Ladies with Guns singulière parmi les westerns contemporains ?

          Elle reprend très sérieusement les plaisirs du genre tout en faisant de la solidarité entre femmes le moteur principal. Les fusillades et poursuites ne sont pas ajoutées à un essai : elles produisent directement la réflexion.

          La diversité du groupe empêche aussi la série de reposer sur une unique héroïne exceptionnelle. L’enjeu est de voir comment plusieurs femmes ordinaires ou marginales deviennent capables d’agir ensemble.