Test & Avis - Misfit Heroes - Mais fit pour toute ludiste !
- - Modifié le
- Siegfried Würtz
- Nos avis
- 748 vues
- 0 commentaires
Petit test et avis initialement publié dans le Ludum Mag 27 (printemps 2026), où Misfit Heroes avait été sélectionné dans notre box Discovery parmi les meilleurs jeux du trimestre.
Custom ou Misfit ?
Après une double dose de Levet (Dewan et Got Five), vous reprendrez bien du Walker-Harding (la sélection comportait également All-In Predictions) ? Quel plaisir en tout cas d’inclure dans deux box différentes ces auteurs qu’on apprécie beaucoup, preuve de la variété et de l’intérêt de leurs conceptions ! D’autant que Misfit Heroes nous avait déjà fait de l’œil… lors du festival de Cannes 2025, et on attendait avec impatience de pouvoir vous le présenter.
Il faut dire qu’on aime énormément la construction de tableau, et si j’en crois le succès de Earth ou Château Combo, je ne suis pas le seul. Justement (sinon je n’en parlerais pas ici, évidemment), Misfit Heroes coche beaucoup de cases qui ont tout pour en faire un ténor du genre : nombreuses possibilités de combos avec sa grille de 4 cartes par 4, impeccable lisibilité des icônes peu nombreuses et clarté des capacités pour éviter les usines à gaz, épure de la construction accompagnée seulement de jetons d’influence avec lesquelles on achète des tuiles Quête (qui rapportent seulement des points)…
Mais ce qui attire d’emblée le regard et donne à ce tableau-building une telle présence sur table, outre les illustrations décalées et colorées de Matt Owen (dont on reconnaît bien la patte si chouette après Buttonville), en même temps qu’une réelle identité éditoriale, c’est sa génération de cartes aléatoire.
Tableau-Crafting
Attention, ce n’est pas du card-crafting comme dans les jeux de John D. Clair (Mystic Vale), et il faut avoir conscience de la différence pour éviter toute déception : dans 96 sleeves, on assemble bien une carte Attribut et un transparent personnage afin de créer une combinaison unique de ces deux éléments, mais cette élaboration se fait en dehors des parties, pas pendant. Ainsi, avant ou après chaque partie, on réattribue aléatoirement quelques cartes, autant que l’on veut selon le temps qu’on veut y consacrer, même juste une dizaine. La partie utilisera donc un set de cartes fixe, mais radicalement différent d’une partie à l’autre tant ces associations modifient en profondeur l’intérêt d’une carte.
Par exemple, le personnage comme l’attribut comportent un coût, qui s’additionne donc (et permet un relatif équilibre des pouvoirs). Les deux ont une couleur, bleu (humain) ou rose (monstre)… qui devient du violet (mutant) si les deux couleurs se superposent, constituant un nouveau type de créature ! Les attributs possèdent un effet à l’activation ou une condition (sur la ligne supérieure), qui s’ajoute donc à l’effet d’activation qu’a le personnage (sur une ligne inférieure) voire le conditionne ! Et on ne parle même pas du plaisir textuel et iconographique que l’on prend à voir ces mélanges parfois improbables d’illustrations et de titres de cartes, le Duc devenant Duc de cirque, Duc inflammable ou Duc des forces du mal…
Une proposition accessible mais forte, avec un gimmick qui garantit des sourires et une rejouabilité vraiment intéressante… un incontournable pour une Discovery Box colorée et variée !
commentaires (0)